FRONT POLISARIO

Représentation pour l'Europe  

 

DECLARATION

16 Mai, 2006

L'Union Européenne semble s'acheminer inexorablement vers l'adoption de l'accord de pêche avec le Maroc, sans en modifier les dispositions pour le rendre conforme au droit international. Cela constitue une grave et tragique erreur.

A notre profonde indignation, nous constatons que les dispositions de l'accord de pêche conclu par l'Union européenne avec le Maroc ne sont pas applicables aux seules eaux maritimes qui relèvent incontestablement de la souveraineté marocaine, mais s'étendent également et illégalement aux espaces maritimes qui dépendent du territoire du Sahara Occidental.

Ce dernier est pourtant un territoire non autonome, qui fait l'objet d'un processus de décolonisation "il est vrai à ce jour contrarié par le Maroc ", au sens de la Charte des Nations Unies. Le statut du territoire, comme l'ont réaffirmé les Hautes Instances internationales, dont la Cour internationale de Justice, est juridiquement distinct de celui du Maroc, lequel est seulement la puissance occupante au Sahara Occidental. L'État marocain n'est en effet ni la puissance souveraine légitime, ni la puissance administrante légale aux termes de l'article 73 de la Charte des Nations-Unies. « Le Maroc ne figure pas comme la Puissance administrante du Territoire sur la liste des Nations-Unies des Territoires non autonomes. » (avis juridique S/2002/161-BAJ-ONU)

C'est pourquoi toute tentative d'engager des accords incluant l'exploitation des ressources naturelles du Sahara Occidental constitue une violation claire de la loi internationale, une violation du droit du peuple sahraoui à s'autodéterminer et à disposer de ses richesses.

Bien plus, la signature de l'accord de pêche et son application constituent une forme de caution apportée par l'Union européenne au Maroc pour maintenir son occupation illégale du territoire sahraoui, un quitus pour sa politique de répression et d'oppression à l'endroit des populations sahraouies qui y vivent. C'est un encouragement à la poursuite du pillage éhonté des ressources halieutiques du Sahara Occidental, au profit de certains intérêts égoïstes espagnols et marocains. Tant il est vrai que les populations sahraouies du territoire occupé par le Maroc, comme celles vivant en exil dans des campements de réfugiés ne profiteront en aucun cas de cet accord.  Cette perspective de pillage ne rehausse guère la crédibilité de l'Union européenne en tant qu'acteur de premier plan sur la scène internationale.

Le gouvernement espagnol qui, depuis le début, s'est engagé dans toutes sortes de tractations et de manúuvres, a fini par entraîner les États membres de l'Union à violer le droit international à travers l'adoption de cet accord. Accord dont la conclusion prive en outre le peuple sahraoui des ressources qui lui reviennent de droit, et qui aura des implications dangereuses pour toute la région.

Le peuple sahraoui spolié considère cet accord comme nul et non avenu ; il épuisera tous les moyens et recours légaux pour lui faire échec, sachant qu'au regard du droit il revêt le caractère d'une véritable opération de brigandage international. Nous plaiderons auprès de toutes les instances européennes et internationales pour l'invalidation d'un tel accord contraire aux valeurs que les institutions européennes entendent incarner au nom des citoyennes et des citoyens européens.

Mohamed SIDATI
Ministre délégué pour l'Europe
Membre du Secrétariat National du Front POLISARIO

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FRENTE POLISARIO

Representación para Europa  

 

DECLARACIÓN

16 Mayo, 2006

La Unión Europea parece encaminarse inexorablemente hacia la aprobación del acuerdo de pesca con Marruecos, sin modificar las disposiciones para ponerlo de acuerdo con el derecho internacional. Esto constituye un grave y trágico error.

Para nuestra profunda indignación, comprobamos que las disposiciones del acuerdo de pesca concluido por la Unión Europea con Marruecos no son aplicables sólo a las aguas marítimas que quedan incontestablemente en la soberanía marroquí, sino que se extienden también de forma ilegal a los espacios marítimos que dependen del territorio del Sahara Occidental.

Sin embargo, éste es un territorio no autónomo, que es objeto de un proceso de descolonización "ciertamente, hasta el momento infringido por Marrucos", en el sentido de la Carta de las Naciones Unidas. El estatuto del territorio, como han reafirmado las Altas Instancias internacionales, entre ellas el Tribunal Internacional de Justicia, es jurídicamente distinto del de Marruecos, que sólo es la potencia ocupante en el Sahara Occidental. En efecto, el Estado marroquí no es ni la potencia soberana legítima, ni la potencia administrativa legal en los términos del artículo 73 de la Carta de las Naciones Unidas. « Marruecos no figura como la potencia administradora del Territorio en la lista de las Naciones Unidas de territorios no autónomos. » (Dictamen  jurídico S/2002/161-BAJ-ONU)

Por esto, todo intento de firmar acuerdos que incluyan la explotación de los recursos naturales del Sahara Occidental constituye una clara violación de la ley internacional, una violación del derecho del pueblo saharaui a autodeterminarse y a disponer de sus riquezas.

Mucho más aún, la firma del acuerdo de pesca y su aplicación constituyen una forma de respaldo aportada por la Unión Europea a Marruecos para mantener su ocupación ilegal del territorio saharaui, un apoyo a su política de represión y de opresión para con la población saharaui que allí vive. Es un animarle a que continúe con saqueo vergonzoso de los recursos haléuticos del Sahara Occidental, en beneficio de ciertos intereses egoístas españoles y marroquíes. Es decir, que es cierto que la población saharaui del territorio ocupado por Marruecos, al igual que la que viven en el exilio en los campamentos de refugiados no se beneficiará en ningún caso de este acuerdo. Esta perspectiva de saqueo no realza en nada la credibilidad de la Unión Europea en cuanto actor de primer plano en la escena internacional.

El Gobierno español que, desde el comienzo, se ha comprometido en todo tipo de secretismos y maniobras, ha terminado por arrastrar a los Estados miembros de la Unión a que violen el derecho internacional a través de la aprobación de este acuerdo. Un acuerdo que si es aprobado privará además al pueblo saharaui de unos recursos que le pertenecen por derecho, lo que tendrá  implicaciones peligrosas para toda la región.

El expoliado pueblo saharaui considera este acuerdo como nulo y no avenido; agotará todos los medios y recursos legales para hacerlo fracasar, sabiendo que desde cualquier punto de vista jurídico  reviste el carácter de una verdadera operación de bandidísimo internacional. Insistiremos ante todas las instancias europeas e internacionales para la invalidación de un acuerdo semejante, contrario a los valores que las instituciones europeas encarnan en nombre de los ciudadanos  europeos.

Mohamed SIDATI
Ministro delegado para Europa
Miembro del Secretariado Nacional del Frente POLISARIO

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