SAHARA OCCIDENTAL

ACTUALITES HEBDOMADAIRES

SEMAINES 27+28

02. - 15.07.2000

 

 

Résolution du Conseil de sécurité S/RES/1301 (2000)
Commentaires et analyses (suite et fin):

16. Lecil D. Wills: The world must accept the manifest destiny of the Western Sahara
17.
Elisabeth Muller: Quelques souvenirs... un engagement

Inde
Après le retrait de la reconnaissance de la RASD par l'Inde, la presse indienne analyse les raisons de cette décision surprenante à ses yeux. Alors que
Mainstream qualifie la décision de triste et sans précédent, Frontline Magazine constate un changement de la politique traditionnelle indienne de soutien aux processus de décolonisation. La décision aurait été prise par quelques personnes seulement au sein du gouvernement. Pour le journaliste, l'Inde a commis une erreur en «envoyant un mauvais signal en direction de l'Afrique», signal qui pourrait être compris comme une insulte à l'OUA. The Hindu y voit une tentative de l'Inde de gagner le soutien du Maroc au sein de l'Organisation de la Conférence Islamique par rapport au conflit du Cachemire, faux espoir, selon le journaliste. Il relève que l'Inde a répété vouloir conserver des relations amicales avec les deux parties.
Le Chargé d'affaires de la RASD à New Dehli, Abba Malainine, dans une interview au quotidien allemand
Junge Welt, a regretté la volte-face de ce pays influent, qui aurait pu contribuer activement à la résolution du conflit. Il ne voit pas le bénéfice que l'Inde peut tirer de ce geste qui porte atteinte, a-t-il ajouté, au prestige de l'Inde dans les pays du tiers monde et surtout en Afrique.

30.06.00
Maghreb
Dans un discours devant le parlement tunisien à l'occasion de sa visite en Tunisie, le président Bouteflika a réaffirmé la position algérienne en faveur du droit à l'autodétermination des peuples, «principe sacré», «pivot de la politique extérieure algérienne», a-t-il affirmé, «que ce soit au Surinam, à Belize, à Timor, au Brunei ou au Sahara occidental.» Répondant indirectement au roi du Maroc, il a déclaré rejeter «la politique du fait accompli, la loi de la jungle, l'hégémonie du plus fort», estimant que «les règles qui régissent les relations (entre le Maroc et l'Algérie) doivent être fraternellement franches et sincères, à l'égard de l'opinion publique internationale, de la presse et des capitales étrangères. Elles doivent veiller également à ne pas porter atteinte à ce qui nous a rassemblés par le passé et à ce qui existe entre nous, (...) afin de renforcer davantage ces relations (...). Un contexte dans lequel nous ne nions pas le passé, n'incriminons pas le présent et ne fermons pas, par des injures ou une falsification des faits, les portes d'un avenir commun qui arrivera inévitablement.»

30.06.-09.07.00
France
A l'invitation de la Fondation France-Libertés, Mohamed Sidati, Ministre conseiller à la Présidence de la RASD et Elisabeth Muller, Secrétaire générale adjointe de l'Association française des Amis de la RASD,ont participé au 4ème festival international de films "Résistances", qui présentait 120 films et débats quotidiens autour des thèmes: Rives pyrénéennes, Marge et déviance, Justice et équité. Le court métrage "Laila" et le film "Los Baules del retorno" ont été projetés lors de la soirée du 1er juillet consacrée au Sahara Occidental, en présence de la réalisatrice et actrice espagnole Sylvia Munt et de Danièle Mitterrand.

01.07.00
Solidarité
7'320 enfants sahraouis entre 8 et 12 ans passeront leurs vacances d'été en Espagne dans des familles d'accueil, mais également en Italie, en France, en Autriche, en Grande-Bretagne, en Suisse, etc... Des programmes d'animation ont été élaborés pour les enfants qui ne quittent pas les camps. Dans la wilaya de Dakhla, «Enfants réfugiés du monde» a préparé des activités de loisirs, en coordination avec l'UJSARIO, dont profiteront un milliers d'enfants (
SPS).

03.07.00
Condamnations
Brahim Laghzal, Cheikh Khaya et Laarbi Massoudi ont été condamnés à 4 années de prison ferme par la Cour d'appel d'Agadir et à une amende de 10.000 dirhams pour atteinte à la sûreté intérieure de l'Etat et pour espionnage en faveur du Front Polisario. Enlevés le 6 décembre 1999 et incarcérés depuis à la prison d'Inezgane près d'Agadir, les trois Sahraouis avaient été condamnés par le tribunal de première instance le 2 juin 2000 à 4 ans de prison ferme pour les deux premiers et à 3 ans pour le troisième.

05.07.00
Référendum
A l'occasion de la réunion du groupe de parlementaires européens "Paix pour le Peuple sahraoui", Mohamed Sidati, Ministre conseiller à la Présidence de la RASD, a déclaré au sujet de la réunion de Londres II, que «la position présentée par la délégation marocaine est restée empreinte d'ambiguïtés et de contradictions, traduisant une volonté manifeste de se soustraire aux engagements contractés à New York et à Houston». Sidati a appelé l'Union européenne à mettre tout son poids dans la balance «pour amener les protagonistes à respecter leurs engagements», exprimant l'espoir que la France adoptera «une attitude moins partisane» et «plus conforme au droit international». (
déclaration)

06-12.07.00
36ème sommet de l'OUA, Lomé, Togo
Le Comité des ambassadeurs, réuni du 4-6 juillet, a désigné Fadel Ismail, ambassadeur sahraoui auprès de l'OUA, rapporteur à la session ministérielle. Intervenant devant le Conseil des Ministres (6-10 juillet), le ministre sahraoui des Affaires étrangères Ould Salek a mis en garde contre les tentatives du Maroc à persister dans son refus de l'organisation du référendum. Il a demandé à l'OUA, garante avec l'ONU du plan de paix, de le défendre pour préserver la paix. Le Secrétaire général de l'OUA, le Dr Salim Ahmed Salim, a abordé la question du Sahara dans son rapport annuel, en déclarant: «L'OUA continuera à appuyer les Nations unies dans les efforts qu'elles déploient pour permettre au peuple du Sahara Occidental d'exercer son droit à l'autodétermination.» Il a ajouté que l'OUA estime que le plan de règlement, accepté par les deux parties, reste l'instrument viable pour l'organisation et la tenue du référendum au Sahara Occidental. Sa mise en oeuvre rapide aiderait à réduire la tension qui devient de plus en plus manifeste et contribuerait considérablement à promouvoir la coopération entre les Etats du Maghreb.
Dans son discours bilan en ouverture du sommet des chefs d'Etat, le président sortant, A. Bouteflika, a renouvelé son «hommage» à la RASD pour sa décision «courageuse et généreuse» de ne pas participer au premier sommet OUA-UE au Caire.
Mohamed Abdelaziz, dans son intervention, a estimé qu'«au rythme où vont les choses, nous n'avons pas beaucoup d'espoir que le référendum sera organisé dans un avenir proche». Il a lancé un appel pressant à la communauté internationale pour sauver la paix dans la région. Le président sahraoui a eu des entretiens avec le président algérien, le président du Ghana, le président de l'Ouganda et le premier ministre éthiopien ainsi qu'avec le Secrétaire général de l'ONU Kofi Annan. La RASD a été élue membre du bureau du prochain sommet de l'OUA et fera donc partie durant une année du Comité pour la prévention, la gestion et la résolution des conflits, l'équivalent du Conseil de sécurité africain (
SPS).

06.07.00
Coopération
Le ministre sahraoui de la santé, Omar Mansour et le conseiller responsable de la Santé de la province autonome de Castille et Leon, ont signé un accord de collaboration dans le domaine de la santé.

06.07.00
ONU
Dans son intervention devant le Comité spécial de décolonisation de l'ONU, le représentant du Front Polisario a déclaré que l'identification des électeurs «demeure la clé de la crédibilité du référendum». Regrettant que l'expérience des Nations unies à Timor n'ait pas de conséquence sur la question du Sahara Occidental, il a déclaré qu'au contraire, «nous assistons malheureusement à des manoeuvres visant à faire pression sur la communauté internationale et sur le peuple sahraoui pour qu'il renonce à l'indépendance.» (
SPS, aps)

08.07.00
Solidarité
La plate-forme "Solidarité avec le Peuple Sahraoui", qui regroupe l'AFASPA, APAPS (Palaiseau), APMCJ, Association des Amis de la RASD, Association des Jeunes Sahraouis en France, CLPS (Limousin), Eclaireurs de France, ETM Cahors Femmes Solidaires, Fondation France Libertés, Francas, Guides de France, Secours Populaire, Un camion citerne pour les Sahraouis (Le Havre), VVL, Figeaction, FOL Ardèche, organise cette année l'accueil d'enfants sahraouis en France. Cent enfants, arrivés début juillet, séjourneront plusieurs semaines à Argenteuil, Bouguenais, Cahors, Champagné, Cuges-les-Pins, Figeac, Gonfreville l'Orcher, Hérouville Saint Clair, Le Mans, Limoges, Loon Plage, Palaiseau, Rezé, Saint Junien, Saint Nazaire, Villejuif, Vitry sur Seine, Cruas. Renseignements:
liegeois@club-internet.fr

09.07.00
6ème conférence mondiale d'éducation à la paix
Dans le cadre de cette conférence organisée à l'UNESCO à Paris par l'Association Internationale des Educateur à la Paix, El Khadir Daoud, représentant de l'AFAPREDESA et ancien «disparu», est intervenu dans l'atelier «Droit des peuples, les exemples Sahraoui et Kurde». Il a réaffirmé la volonté d'autodétermonation des Sahraouis et a lancé un appel solennel afin que la Communauté internationale et tout particulièrement la France s'engagent résolument à appuyer le processus référendaire.

10.07.00
Solidarité
Une journée d'information et de solidarité avec le peuple sahraoui s'est déroulée à Alger. Les associations organisatrices ont relevé la continuité de la position de l'Algérie à l'égard de la question du Sahara Occidental et le caractère colonial de ce conflit. Elles ont rappelé que la solution proposée par l'ONU et acceptée par le Maroc et le Front Polisario reste la seule voie praticable.

12.07.00
Rapport du SG S/2000/683 (
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Transcription intégrale du chapitre
IV. Observations et recommandations

27. En dépit des efforts de mon Envoyé personnel, aucun progrès n'a été accompli lors de la réunion que les parties ont tenue à Londres le 28 juin au sujet du règle-ment des multiples problèmes auxquels se heurte l'application du plan de règlement. En fait, mon Envoyé personnel m'a indiqué, comme il l'a dit aux parties à la fin des consultations, que la réunion, loin de résoudre les problèmes, avait en fait marqué un recul.
28. Après avoir indiqué leurs positions respectives, qui étaient déjà connues, les deux parties n'ont donné ni l'une ni l'autre l'impression qu'elles étaient disposées à présenter des propositions concrètes pour rapprocher leurs points de vue. Bien décidées, l'une comme l'autre, à ne faire aucune concession en cas de victoire, elles ne semblaient pas disposées à examiner une solution qui permettrait à l'une et à l'autre d'obtenir non la totalité mais une partie de ce qu'elles voulaient. Elles ne semblaient pas non plus prêtes à renoncer à leur animosité réciproque et à commencer à négocier une solution politique qui réglerait leur différend au sujet du Sahara occidental.
29. Comme mon Envoyé personnel l'a expliqué aux parties, une solution politique pourrait prendre plusieurs formes, mais, avant tout, il ne pouvait pas s'agir d'une solution militaire. Un accord pourrait être négocié en vue de la pleine intégration du Sahara occidental au Maroc ou de la pleine indépendance du Sahara occidental; un accord négocié pourrait aussi déboucher sur une solution intermédiaire; on pourrait encore envisager un accord permettant d'appliquer pleinement le plan de règlement. Il convient toutefois de noter que les positions des parties en ce qui concerne l'interprétation à donner à certaines dispositions principales du plan de règlement et les problèmes auxquels son application se heurte depuis neuf ans n'ouvrent pas de bonnes perspectives à cet égard. Il vaut certes beaucoup mieux aboutir à une solution politique que voir s'effriter le processus, car cela pourrait conduire à une reprise des hostilités, chose qu'il faut éviter à tout prix.
30. En concluant cette évaluation plutôt sombre de la situation actuelle, je souhaiterais proposer au Conseil de sécurité de réfléchir à la façon de faire respecter les résultats du référendum, si celui-ci devait avoir lieu, par les parties. À cet égard, je tiens à rappeler, comme mon Envoyé personnel l'a fait observer aux parties pendant la réunion qu'ils ont tenue récemment à Londres, et comme il était déjà indiqué au paragraphe 36 de mon rapport du 26 février 2000 (S/2000/131), que le plan de règlement ne prévoit aucun mécanisme de mise en oeuvre et qu'aucun ne semble de-voir être proposé, ce qui invite à utiliser les moyens militaires pour assurer cette mise en oeuvre.
31. En dépit du fait que la réunion de Londres n'a pas permis de faire des progrès, les questions concernant les procédures de recours, les prisonniers de guerre et les réfugiés, certains progrès pourront être réalisés. À la suite de ces consultations, je compte que mon Envoyé personnel rencontrera de nouveau les parties, en présence des deux pays observateurs, pour essayer une fois de plus de régler les multiples problèmes concernant l'application du Plan de règlement et pour essayer une fois de plus de régler les multiples problèmes concernant l'application du plan de règlement et pour essayer de les amener à s'entendre sur l'une ou l'autre solution politique à leur différend au sujet du Sahara occidental. Entre-temps, je recommande au Conseil de sécurité de proroger le mandat de la MINURSO pour une période de trois mois s'achevant le 31 octobre 2000.

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